L’histoire de l’église des 2 caps

Depuis les années 30, l’Église des 2 Caps écrit à Calais une histoire de foi, de courage et de communauté. Des premiers rassemblements dans un simple garage jusqu’aux locaux actuels, chaque étape témoigne de la fidélité de Dieu et de l’engagement de ceux qui ont bâti, prié et servi avant nous.

Ce récit, c’est celui d’une église vivante qui, génération après génération, continue de grandir et de rayonner au cœur de la ville.

Les années 30 — Le début de l’histoire

C’est dans les années 30 que commence l’histoire de l’Église des 2 Caps. À l’époque, quelques chrétiens se réunissent dans un garage, rue Champailler à Calais. Parmi eux, Julia Hillebrante invite deux pasteurs, Arthur Maret et André Nicolle, à venir pour une série de réunions.

L’effectif grandissant, les rencontres se poursuivent au 34 boulevard Lafayette, dans une usine abandonnée. La décoration et l’ameublement sont très simples pourtant toute la ville parle des réunions du boulevard LAFAYETTE où il se passe des choses étonnantes ! Les journalistes, sans doute « dépassés* » (*nda) par l’inexplicable titraient alors : « Chez les guérisseurs calaisiens ou la fabrication de miracles dans une usine abandonnée. »

1936 — La naissance officielle de l’Église Évangélique

Le 9 juin 1936 l’association cultuelle « Eglise Evangélique » est déclarée au Journal Officiel N° 145.

Quelques années passent, l’église se développe, et l’auditoire s’accroit. Différents pasteurs passent par Calais (Adolphe Hunziker, Ernest Lorentz et M Rider venant de Suisse puis Daniel Guillaume) et ce sont bientôt les 1ers baptêmes. L’assemblée se situe, désormais, au 57 rue du Vauxhall (dans l’infirmerie de l’usine à tulle SIMON-MAY).

En 1938 Marc Nicolle revient de Normandie remplacer Daniel Guillaume s’en allant à Léchiagat dans le Finistère.

1939-1945 — L’Église pendant la guerre

Puis arrivent les douloureuses années de la seconde guerre mondiale.

C’est en 1939 que Marc Nicolle est appelé, comme bien des français, à l’armée. Il reviendra sur Calais en 1941. Durant son absence Raymond Petat s’occupe de l’assemblée.

Le 13 mars 1942 La Wehrmachtskommandantur réquisitionne les immeubles des 57 et 59 rue du Vauxhall. La Kommandantur propose, alors, comme local, l’église anglaise* située rue du Moulin Brûlé (*Trinity Church, construite en 1862 et démolie en 1954)

En 1943 Marc Nicolle accueille André Dugard alors en formation-stage. Ce dernier se partage entre Calais et Dunkerque. Il quittera le Nord de la France à la fin de l’année 1944 pour se diriger sur Louviers dans l’Eure.

1945 — Une nouvelle installation rue du Vauxhall

Début 1945, l’assemblée doit quitter l’église anglaise. C’est alors qu’elle achète, grâce à divers dons et prêts, un terrain au 93 rue du Vauxhall. C’est un terrain qui a servi de dépôt d’ordures aux Allemands qui occupaient l’école voisine. Les églises de Suède envoient des chapelles en bois pour les églises sinistrées de France. L’assemblée bénéficie de l’un de ces préfabriqués qu’elle installe sur le terrain, préalablement nettoyé.

En 1946, venant de la Convention Internationale de Zurich et s’en allant en Angleterre, le Révérend Georges Jeffreys s’arrête à Calais et assure quelques réunions, en particulier sur le thème du Saint-Esprit.

En 1947 Louis Desmoulains devient le pasteur de l’assemblée. Le bâtiment provisoire est remplacé par une construction définitive. Au fils des ans des améliorations sont apportées au local.

1973- 2001 — Les pasteurs se succèdent

En 1973 Louis Desmoulains est remplacé par Bernard Ballière.

En 1977 Ephraim Ferriz le remplace provisoirement le temps qu’Ulysse Papaïs arrive. Ce dernier reste en place jusqu’en 1985, il laisse sa place à Philippe Vanhemesdaele qui reste 2 ans.

En 1987, Serge Boukorras devient pasteur de l’assemblée de Calais. C’est lui qui est à l’origine de l’agrandissement des locaux. La cour et les dépendances font place à de nouvelles salles, des toilettes aux normes, une tisanerie, bureau, etc. La façade est entièrement rénovée, la peinture laissant place aux briques de parement.

6 ans plus tard, soit en 1993 Michel Leborgne prend la direction de l’église jusqu’en 1998 année durant laquelle il part comme missionnaire au Mali.

Daniel Pottier lui succède jusqu’à l’arrivée de David Lacour en 2001.

2004 — L’Église des 2 Caps

Le 15 novembre 2004, date de parution au Journal Officiel, l’Eglise Evangélique de Calais change de nom : Elle se nomme, à présent, Eglise des 2 Caps – ADD de Calais (appelée en raccourci Ed2C).

C’est en 2013 qu’arrive, dans l’Eglise des 2 Caps, Fabien Boinet.

2016 — L’incendie de la rue du Vauxhall

L’Église reste dans le quartier Saint-Pierre de nombreuses années, jusqu’à ce jour d’été du 12 juillet 2016, où un incendie se déclare au petit matin. Bien que l’enquête n’ait pas permis de le prouver, l’incendie est considéré comme probablement d’origine criminelle. L’Église reçoit alors de nombreux soutiens, venus de France et de l’étranger, ainsi que celui de Bernard Cazeneuve, alors Premier ministre.

Grâce à la Ville de Calais, les réunions peuvent se poursuivre pendant environ deux mois dans la salle du Club House du Stade du Souvenir.

Le bâtiment de la rue du Vauxhall est cependant trop endommagé et doit être entièrement démoli. Par ailleurs, avec le développement des activités des associations culturelles Aimer CTD et Hope & Smile, en lien avec l’Ed2C, les locaux ne sont plus vraiment adaptés. La décision est alors prise de rechercher un nouveau lieu, plus spacieux et mieux adapté aux différentes activités de l’Ed2C et de ses associations.

Septembre 2016 — Un nouveau lieu

C’est en septembre 2016 que l’Église des 2 Caps s’installe dans ses nouveaux locaux, dans le quartier Nation, au 24 bis rue Delaroche. Le bâtiment avait accueilli l’Hôtel des Ventes jusqu’en 2004, avant de devenir un magasin de vêtements de travail H Pro / Veltis.

Et l’histoire continue…

Jean-Yves & Rachel Lecoq

Depuis, c’est dans ce lieu que l’histoire de l’Église des 2 Caps continue de s’écrire, avec Manou Bolomik, de 2018 jusqu’en 2021 où il quitte notre assemblée pour ouvrir une église à Toulouse. Il est alors remplacé par Jean-Yves Lecoq, le pasteur actuel.

Une histoire qui se poursuit aujourd’hui avec toutes celles et ceux qui franchissent les portes de l’église et viennent, à leur tour, en écrire une nouvelle page…